JL Thunevin

Primeurs 2011 chez Jean-Luc Thunevin – 4 avril 2011

9 avril 2012

J’ai reçu une invitation pour la dégustation des primeurs chez Jean-Luc Thunevin.

Amateur, je suis forcément sensible à cette marque d’attention. Je suis allé aujourd’hui rue Vergnaud, à Saint-Emilion dans les chais de notre hôte. Environ 130 vins étaient proposés à la dégustation.

Avec toutes les précautions qu’il convient évidemment de prendre lors d’un tel exercice a priori réservé à la profession, sans prétention de préjuger un vin désormais sous la contingence d’un élevage lui-même sous influence d’un savoir-faire que l’on attend notamment sur les grands crus dont il est alors encore plus difficile de se faire une idée à ce stade et, enfin, avec l’humilité du naïf que je suis, il reste intéressant de se prêter à cet exercice typiquement bordelais.

Il faut reconnaître que ces primeurs livrent dans l’ensemble un fruité rassurant sur le millésime 2011 jusqu’alors anxiogène (pour les amateurs, peut-être davantage par ce qu’on lit de par ce que l’on sait). Certains crus apportent même une matière et une structure prometteuses. J’ai passé un bon moment, commençant par un excellent accueil de Murielle, l’épouse de Jean-Luc Thunevin expliquant la géographie des lieux. Son époux vit à l’évidence un bon moment (sourire arboré en voyant les dégustateurs discuter). Sa disponibilité confirme le sentiment que j’avais eu lors de l’édition 2011 des portes ouvertes des Châteaux en Saint-Emilion (cf. ma fiche, dans laquelle j’évoque le petit cours qu’il avait donné à mon petit dernier qui m’accompagnait).

Bref, si la dégustation des primeurs est un exercice discuté (préparation des échantillons, élevage non effectué, etc.), pourquoi l’amateur n’aurait-il pas la possibilité de se faire sa propre idée ? De mon côté, alors que je croyais m’interdire l’achat de 2011, et bien je change d’avis. Il restera à écouter les professionnels avec lesquels j’ai pu, par le passsé, soit relever une identité de goût, soit constater des bons conseils (il faudra aussi els écouter après l’élevage). Evidemment, des surprises, dans un sens comme dans l’autre, se présenteront. Mais le 2011 n’est pas le vilain petit canard, à condition que les prix baissent, pas seulement parce que le millésime serait qualitativement en dessous des deux précédents, mais aussi tout simplement parce qu’on atteint trop souvent des prix injustifiés sur le plan oenologique.

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