PO Pomerol 2011 27

Portes Ouvertes Pomerol 15 mai 2011

17 mai 2011

Voilà une journée que j’attendais, peut-être un peu trop car, confession précoce dans ce compte-rendu, l’émotion recherchée n’a pas été trouvée. Certes, les grands n’étaient pas ouverts, mais quelques crus sympathiques, par exemple Petit Village, ou Bonalgue.

Commençons par celui-ci, œuvre de la famille Bourotte. J’ai un excellent souvenir du 2001, même si une des deux bouteilles qui étaient en ma possession s’est avérée bouchonnée. Bon accueil par une jeune directrice technique récemment recrutée. Cécile Dupuis a 23 ans, et le maître de chai a 26 ans. Le magazine Le Point du mois de Mai a fait son portrait. Une grande confiance donnée aux jeunes ; ça peut être intéressant, c’est à suivre. La visite à laquelle Cécile Dupuis nous convie livre des commentaires accessibles pour des choses néanmoins bien connues par les amateurs. Le site est agréable malgré deux axes routiers passant à proximité (c’est un peu bruyant). La conversion bio est en cours, sans que le souhait de l’afficher sur l’étiquette ne soit présent. Il y a peut-être à cet égard une double intention : le recours à des techniques non compatibles avec le bio pour sauver une récolte en cas d’année mal engagée, un concept bio encore hésitant sur le plan marketing (que ce soit sur le plan national ou sur la scène internationale). La dégustation propose les millésimes 2004 et 2008 du château Bonalgue. Peut-être aurais-je aimé qu’à cette occasion quelques crus de la famille Bourotte nous soient proposés (les deux autres Pomerol, le Lalande et le Lussac). Le 2008 est servi en premier. J’en ai 6 bouteilles en caves, achetées en primeur, il est donc intéressant de l’apprécier. Belle couleur, relativement sombre, mais le nez est discret. Le vin est servi trop frais et les bouteilles viennent à l’évidence d’être ouvertes (il est 10h30). En bouche c’est fin, moins de matière que ce que j’attendais, c’est encore fermé. Nous enchainons sur le 2004. C’est plus clair, à tout point de vue… mais c’est surtout un peu frais et, à nouveau, l’ouverture depuis peu nuit au jugement de l’amateur que je reste.

PO Pomerol 2011 01 PO Pomerol 2011 02 PO Pomerol 2011 03

PO Pomerol 2011 04 PO Pomerol 2011 05 PO Pomerol 2011 06

Direction Bourgneuf-Vayron, désormais Bourgneuf depuis que les deux autres crus du lieu-dit ont disparu. Ça simplifie  (quoique, me semble-t-il, récemment Clément Fayat a repris une parcelle du lieu-dit). A nouveau un site très agréable (et moins bruyant). Accueil du propriétaire, et de sa fille. sympathiques Je me retrouve, rapidement, à la dégustation, pour un vin, un millésime, le 2007… que dire… Parions sur une bonne surprise pour la visite suivante (et pour une dégustation plus diversifiée la prochaine fois).

PO Pomerol 2011 07 PO Pomerol 2011 08 PO Pomerol 2011 09

Peut-être avec le Château Bellegrave. Une visite expéditive, par contre plusieurs crus à la dégustation Bellegrave et Jacobins. C’est sérieux mais un peu trop boisé à mon goût (moins pour le Jacobin).

PO Pomerol 2011 10 PO Pomerol 2011 11

Nous passons devant le Clos René (photo de droite). Ce n’était pas prévu, car déjà visité, mais puisque nous y sommes. Même accueil très souriant qu’il y a deux ans, conversation engageante. Bref, à nouveau, du plaisir à s’arrêter au Clos René. Le 2008 à la dégustation ; c’est bien, mais j’ai trop de 2008 en cave. Le 2005 est proposé à la vente à 22 euros, c’est correct car bien gardé. Allez hop, premier achat de la journée. Le primeur 2010 est proposé à la dégustation, ça me paraît très prometteur, de la matière, du gras, une certaine longueur.

PO Pomerol 2011 12 PO Pomerol 2011 13 PO Pomerol 2011 14 PO Pomerol 2011 15 PO Pomerol 2011 16 PO Pomerol 2011 17

Nous dirigeant vers le déjeuner (Cosy à Libourne), le trajet nous condut devant Le Clos du Pèlerin. Déjà fait, lui aussi, il y a deux ans. J’avais apprécié le 1998 et le 1999. Cette année, je goûte ce sont le 2001, le 2005 et le 2008. Mon choix se porte sur le 2005, sans hésiter. Deuxième achat de la journée, ce sera le dernier. Si les armoires à vin n’étaient pas pleines, je me serais sans doute plus largement laissé tenter. La famille Egreteau (les viticulteurs) vendent aux particuliers tous les jours de la semaine, y compris le dimanche si urgence m’avertit-on ! J’adore l’étiquette, invitant au pèlerinage dans cette sympathique propriété à taille humaine (ci-dessous).

PO Pomerol 2011 18 PO Pomerol 2011 19 PO Pomerol 2011 20 PO Pomerol 2011 21 PO Pomerol 2011 22

Nous passons au Château de Sales, pour voir le bâtiment du XVIIème (mais le cru est dans la même famille depuis plus de 5 siècles). Le site mérite un détour. Le vin ne m’a pas emballé.A revoir.

PO Pomerol 2011 23

Ensuite, arrêt à Château Petit Village (2006 en dégustation),

PO Pomerol 2011 24

PO Pomerol 2011 25 PO Pomerol 2011 26 PO Pomerol 2011 27

puis à Ferrand (différents crus et différents millésimes).
Globalement, une journée décevante pour le dégustateur amateur. Trop de bois, trop de souffre. J’ai pris plus de plaisir lors de ma sortie en Lalande de Pomerol (notamment au domaine du Grand Ormeau avec le passionné monsieur Garde, ainsi que chez Siaurac et Tournefeuille qui font la nique, à mon avis, à certains Pomerol goutés ce jour ; certes les goûts et les couleurs…). Mais une belle journée, une belle promenade et un bon déjeuner en belle compagnie (ma chère et tendre).

Proposer un commentaire

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.