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Portes Ouvertes appellation Graves – 15 et 16 octobre 2011

16 octobre 2011

Une météo propice et la perspective de visiter de beaux sites ont ajouté au désir de découvrir quelques crus lors des portes ouvertes en Graves des 15 et 16 octobre 2011. L’après-midi fut fort agréable ; il faut dire que les viticulteurs nous ont réservé une fois de plus un très bon accueil. Et puis, il fallait bien fêter la victoire de notre équipe de rugby se qualifiant pour une finale de la coupe du monde… Le porte-monnaie devait rester fermé car les récentes foires aux vins l’avaient trop entamé… mais deux belles surprises en ont eu raison.

Premier arrêt au Château de Castres. Accueil souriant du fils Rodriguez, lequel nous organise une visite bien menée ; on sent la relève… Le site est très bien tenu. Rien n’est laissé au hasard, y compris dans les détails montrant au visiteur qu’il est le bienvenu (jusqu’à la disposition des morceaux de fromages finement découpés, au petit café pour l’accompagnant ne dégustant pas le vin, …). C’est propre, bien rangé, la salle de dégustation est très bien agencée ; les cheminées de marbre et les nappes blanches brodées type Richelieu sont magnifiques. La famille Rodriguez a posé ses bagages en 1996 dans cette charmante chartreuse du XVIIIème, sans aucun doute pour y rester au regard du goût déployé pour rendre le site aussi agréable. A la dégustation, blanc (2008) et Graves rouge (le premier, Château de Castres en 2008 et en 2009, et le second, Tour de Castres en 2008), ainsi que les Pessac Léognan (le premier, Château Roche-Lalande et le second, Campeador, les deux en 2007). Les vins sont aussi droits et propres, si je puis dire, que les lieux. On ressent davantage un souhait de maîtrise technique qu’une émotion, mais les vins sont bien faits. Le blanc résulte d’un assemblage de quatre cépages : Sauvignon blanc, Sauvignon gris, Muscadelle et Sémillon. Le rouge assemble Cabernet Sauvignon et Merlot (la fiche technique annonce 5% de Cabernet franc, je ne me souviens plus que la conversation l’ait relevé). Le très bon accueil mérite d’être souligné.

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L’arrêt suivant est pour Grand Bos (ci-contre). Une demeure agréable dont les premières pierres ont été posées dès le XVIIème. Monsieur Vincent nous fait visiter. Il a vendu sa propriété en Saint-Estèphe pour acheter Grand Bos et le remettre à la production de vin (depuis 1992).
Sa fille, Marie Vincent-Rochet, a repris le travail de la vigne et du vin. Belle visite. A la dégustation, le premier vin en blanc, et pour le rouge deux crus (le premier et le second). Quelques offres promotionnelles, dont un bon 50% de remise sur le millésime 2002, mais sa dégustation fait comprendre le geste…

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Côté dégustation, la première bonne surprise de l’après-midi est au Château Tour de Calens. La tenue du site est « éclectique ». Un beau gaillard vient immédiatement à notre rencontre : Jean Thomas Doublet. Un physique d’acteur, genre beau gaillard au cœur tendre. Il mène la visite certes tambour battant, identifiant sans doute notre relative connaissance, mais avec une gentillesse et une attention touchantes. Les affaires se font en famille, mais c’est son frère qui habite sur le site. Lui est davantage sur la propriété de l’entre deux mers.

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Je goûte, et je craque, pour le blanc, un 2009 à 8,90 euros, ainsi que pour le Saint Emilion grand cru. La famille a en effet investi dans une parcelle de 2 hectares située sur Saint Sulpice de Faleyrens, sur une veine de graves. Le premier millésime produit est le 2009, pour un cru rebaptisé Saint-Ange. A 17 euros, il me semble d’un rapport qualité prix prometteur, donc à suivre, mais il faudra le laisser vieillir au regard de la belle matière ; il y a de la mâche et un beau fruit. Il devrait néanmoins pouvoir se livrer tôt. J’en emporte quelques flacons. Les Doublet sont présents au salon des vignerons de Bordeaux Lac. Il faudra que j’aille gouter à nouveau. Je prends également un moelleux. Ses 15 euros conviendraient mieux à une bouteille de 75cl plutôt qu’aux 50 livrés, mais c’est différent donc intéressant.

Le Château Lusseau, exploité dans la même famille depuis 1880, propose au visiteur une verticale partant de 1940 jusque 2008. J’imagine les questions relatives au 1940… je répondrais d’abord : ce n’est pas jeune… En bouche aucun intérêt, mais le nez est intéressant. On sent un virage à partir de 1970, qui se rapproche de ce qu’on peut connaître du vin. Je goute aussi les 1975, 1981 et 1998.

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Nous terminons par Château Chantegrive où je retrouve Caroline Lévêque, que j’ai eue comme étudiante. Alors forcément, blablabla, blablabla… Je la crois plus bavarde que moi et elle est toujours aussi souriante.

L’occasion nous est donnée de discuter avec plusieurs générations et l’on sent l’esprit famille, la belle éducation, le sens de l’accueil. C’est très agréable.
Les chais sont très beaux. A la dégustation, a priori, pas de surprise car mes armoires sont déjà bien équipées de ces vins que je connais, notamment la cuvée Caroline en blanc et le rouge sur plusieurs millésimes. La propriété facture le 2009 12,50 euros, c’est correct. Des demoiselles sont disponibles (2007 à 2009), celles emportées accompagneront les pique-niques.
Mais voici qu’on me propose une cuvée spéciale, nommée « Henri Levêque », que je ne connaissais pas, sans doute parce qu’elle n’est pas distribuée lors des foires aux vins où l’on trouve toujours les Chantegrive. J’apprends que la propriété se garde la distribution de cette cuvée. Celle-ci est proposée à la dégustation sur deux millésimes : 2007 et 2009. Le nez du 2007 est flatteur, on retrouve en bouche la matière promise par la robe. Mais c’est le 2009 qui a la faveur de mes papilles. Je craque pour deux flacons facturés 19 euros pièce (s’il n’y avait pas eu les FAV juste avant…). Potentiel de garde certains (d’ailleurs je me demande si le 2007 n’est pas dans une phase où il se referme).
Lors de notre arrivée sur le site, mon épouse participe à un jeu et gagne un Chantegrive 2009. Avant de partir, il y a le tirage au sort pour le gain d’une caisse, et j’entends appeler mon épouse, par son prénom mais avec aussi son nom de jeune fille. Ce n’est pas ce nom qu’elle a pourtant inscrit sur le bulletin. La gagnante est en fait une homonyme avec qui nous avons échangé.

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