petit manou clos manou 2015

Petit Manou 2015 et Clos Manou 2015 (Médoc)

25 août 2017

Petit Manou 2015
La robe est limpide, profonde, grenat pour ce vin jeune. Le nez est encore marqué par l’élevage après un petit carafage, le lendemain cela semble s’être fondu (donc, long carafage si dégustation précoce). Les fruits sont rouges (plutôt cerise) et noirs (mûre), accompagnés d’une fraiche effluve. En bouche, c’est droit en entrée mais le vin gagne immédiatement en ampleur. Il est veloutée, rond. Il présente une acidité témoignant de son potentiel à pouvoir patienter en cave. Ce 2015 présente une élégante texture. L’ensemble est harmonieux.

Clos Manou 2015
La robe est limpide, sombre, grenat pour ce vin jeune.
Identiquement au Petit Manou, le nez est encore marqué par l’élevage après un petit carafage, le lendemain cela semble s’être fondu (donc, pour aujourd’hui, long carafage). Il est plus riche que celui de Petit Manou bien que présentant à peu près les mêmes effluves, si ce n’est qu’il y ajoute quelques notes chocolatées, de fougère et de tabac (est un peu de Zan). En bouche, le vin est ample tout en gardant une distinction. La gourmandise domine aujourd’hui, le fruit est bien présent. C’est avec un peu de patience qu’on appréciera pleinement ce vin ; ce sera sans aucun doute une très belle quille à mettre à table. L’ensemble est également harmonieux.

Le couple Stéphane et Françoise Dief a, encore, particulièrement bien travaillé.

Pour rappel, les vignes font toujours l’objet d’un soin très attentif (labours, pas de pesticide, …).

Ceci dit, les vins sont aujourd’hui goutés  trop jeunes pour un compte-rendu d’amateur pour les amateurs, mais comment résister … (je viens de procéder à la retiraison).
Bref, il faut patienter et les laisser en cave quelques années (ils ont l’un et l’autre un potentiel de garde) même s’il sera possible de se les rappeler d’ici deux ou trois ans je pense. On appréciera alors davantage le couple matière-élégance parce que sur ce registre, cela me semble particulièrement réussi.

Peut-être que le mot de la fin pourrait être de dire qu’une fois de plus, je suis heureux de connaître ces crus dont le rapport plaisir – prix fidélise les amateurs prenant également plaisir à échanger avec Françoise ou Stéphane pour les entendre parler de leur passion du vin, des évolutions apportées à la réalisation de leur cru. Récemment, ils ont investi dans de nouveaux oeufs en béton, car l’expérience menée s’est avérée concluante. Une nouvelle expérience les conduira à utiliser les jarres en terre cuite. Mais je reviendrai sur ce sujet lors d’un autre billet. Sur la photo ci-dessous, vous remarquerez toujours l’excellent soin apporté au lieu, « nickel ».

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