Mas des Chimères le Blanc

Mas des Chimères, le blanc (vin de Pays des coteaux du Salagou), 2012

13 juin 2014

Les vignerons produisant ce vin l’appellent : le blanc.

La fiche technique, chargée sur le site de la propriété (je vous la livre ici : Blanc), annonce un assemblage : Terret, Viognier, Chardonnay, Grenache blanc, Carignan blanc, Roussane … c’était suffisamment intriguant pour commander une bouteille sur le site http://www.vins-etonnants.com .

La robe est claire, parfaitement limpide, d’un bel éclat.

Le premier nez est déjà marqué, le second est d’une complexité correcte, sur des  arômes de fruits jaunes (dominante poire) et des notes beurrées (ou de biscuit beurré).

En bouche, l’entré est droite, mais le vin gagne vite en « largeur » (comme dirait un de mes amis escapadoenophiles qui ne sera pas avec nous demain pour la sortie, ce que je regrette). La matière est présente, juste ce qu’il faut. Une belle longueur avec, au bout de cette finale, soit une forme de sucrosité (mais cela reste droit, et cela relève du ressenti), soit une rondeur sans que le vin ne soit gras. En fait, je retrouve, en rétro, un biscuit beurré avec une tranche de poire, confite.

Ce vin me semble d’un bel équilibre, mais il a un petit côté déroutant que j’impute, sans certitude, d’une part, à l’assemblage et, d’autre part, à des schémas cognitifs qui « moulinent » pour trouver le référentiel … d’ailleurs le commentaire montre que je « cherche » (mais ce jeu m’amuse terriblement) ; il faut aussi dire que le verre a été dégusté dès la bouteille ouverte. Le principal est que ce soit bon. Je pensais avoir payé ce vin 12 euros, « ben non », 8,40 sur le site.

Eric Bernardin n’en avait rien dit sur le blog du caviste Vins Etonnants. Et voilà qu’il vient de publier une note. Je vous la livre :

« La robe est or clair, brillante

Le nez expressif évoque les fruits jaunes (pêche et abricot chauffés au soleil d’été), la poire confite, la fleur d’acacia,  avec une petite touche beurrée/grillée.

La bouche est élancée, bien tendue, gagnant vite en rondeur et en chair, dévoilant une matière mûre tonifiée par un léger perlant (qui peut s’éliminer en agitant la bouteille pour ceux que ça dérange).

Finale assez intense sur de nobles amers, avec toujours ces saveurs fruitées et grillées. »

 

;-)

 

Ma bouteille n’avait pas de perlant (mais lorsqu’il y en a, le consommateur ne doit pas s’en inquiéter sur ce type de vin).

A carafer, le nez gagne en finesse et devient encore plus agréable. A ce titre, je goute à nouveau demain et je reviens vers vous pour éventuellement compléter.

TRES BON RAPPORT PLAISIR PRIX (8,40 euros chez vins étonnants)

Et je pense très sincèrement que vous devez absolument essayer cette cuvée, d’une part parce c’est un TB rapport P/P (je n’aime plus traduire en chiffre, mais si vous prenez le référentiel des bacheliers qui vont plancher, cela veut dire mini 16/20), mais surtout parce qu’elle est positivement étonnante. Force est de constater que le caviste porte toujours, après cette 7eme bouteille, bien son nom. Enfin, il faut aussi avoir le prix en tête : 9,40 (avec le 1 euro de frais de port) et se souvenir des déceptions avec des vins bien plus chers.

Comme toujours pour ce type de vin blanc, attention à ne pas le boire trop frais.

 

Mas des Chimères, 34800 Octon

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