Fleur des ormes 2009

Fleur des Ormes, 2009, Lalande de Pomerol

21 décembre 2012

Fleur des Ormes est la cuvée prestige, faite à partir des plus vieilles vignes, du Domaine de Grand Ormeau, en Lalande de Pomeroil.

Un vin évidemment ouvert trop tôt, sans carafage alors qu’il en aurait profité, mais l’idée de le mettre, enfin, en dégustation pour poster un papier sur ce blog devenait irrésistible. Un ami, ayant fait sa carrière dans le domaine du vin et ayant eu la charge de belles propriétés, passait chez moi ce vendredi. J’avais très envie que nous goutions ensemble ce cru que j’ai découvert finalement il y a peu, lors d’une opération « Portes ouvertes des châteaux en appellation Lalande de Pomerol », en 2011 (ici). J’y avais été remarquablement reçu par Jean-Paul Garde, et une escapadoenophile a été programmée ensuite (compte-rendu ici), un moment rare que j’aimerais beaucoup revivre notamment avec l’équipe de compères qui s’est étoffée.

Le « Fleur des Ormes 2010 », gouté lors que l’édition 2012 des portes ouvertes (ici), m’avait paru d’un rapport qualité prix rare et je confesse ici avoir voulu sortir cette bouteille qui, au regard de ce millésime, doit encore être sur le fruit. Par inattention, c’est un 2009 que je sors en craignant, constat fait, qu’il soit dans une période où il se referme pour exiger notre patience. Le fruit, qui reste beau et sur des arômes de cerise, est effectivement désormais en retrait pour laisser place au travail d’un vin devant se construire dans une autre phase de son évolution. Ce retrait du fruit laisse forcément la place à l’élevage, pas dérangeant, mais présent. Le vin n’est pas fermé même si c’est une bouteille qu’il vaut mieux désormais attendre. Mais aujourd’hui, déjà, belle promesse !

Le vin est d’une très belle structure. Elégant, frais, sans la maturité parfois marquée de certains 2009, sans l’absence de matière forcément attendue dans ce millésime exceptionnel. Un vin fin, élégant.

La limpidité est parfaite, la clarté moyenne, entre le grenat du nouveau vin et le rubis qu’elle atteindra. Le nez est marqué par l’élevage d’une belle barrique, le boisé est joli, l’attente le rendra plus discret. Le toucher de bouche est doux, les tanins sont déjà remarquablement fondus dans un vin qui a une sacrée classe pour le niveau de prix auquel il est vendu (13 euros). Une puissance moyenne promet une rondeur à l’image de l’idée qu’on se fait rapidement du vin. La finale est moyenne, très agréable.

L’harmonie de ce vin, bien équilibré, est tout simplement parfaite. Il manque de complexité et je suis impatient de voir comment le temps va jouer sur celle-ci. Le vin devrait être totalement disponible dans quelques années et il n’est sans doute pas de très longue garde. Tant mieux. C’est un vin pur, qui, et c’est rare, ne verse pas dans la modernité tout en sachant être flatteur, ou plutôt classieux. Mon ami, qui en a dégusté dans sa carrière, a adoré.

Assemblage : 90% merlot, 5% Cabernet Franc, 5% Cabernet Sauvignon. Barriques d’une ou deux années.

EXCELLENT rapport prix-plaisir

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Les propriétaires participent à certains salons des vignerons indépendants.

Une visite au Domaine du Grand Ormeau lors de la prochaine opération portes ouvertes de l’appellation s’impose, ce ne sera que la 4eme fois que j’y passe, avec grand plaisir.

 

 

site web de la propriété http://www.domaine-grand-ormeau.com

 

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