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Deuxième rencontre avec Thibault Despagne, Château Tour de Mirambeau, Entre-deux-mers, 8 septembre 2012

26 septembre 2012

Mes huit « escapadoenologues » étant à la quête d’une dégustation de vins blancs, difficile, alors, de ne pas prendre la direction de Naujan et Postiac, rive droite de Bordeaux, dans l’entre-deux-mers. Ce village est le fief du Château Tour de Mirambeau.
Certains lecteurs fidèles (il y en a peut-être…) diront que cela leur rappelle quelque chose. En effet, en juillet 2011, nous sommes venus au même endroit, pour une première visite du domaine. Mais l’agenda d’un certain nombre d’entre nous, en raison de la période estivale, avait réduit la liste des candidats pourtant motivés. Ayant beaucoup apprécié notamment le Grand Vin Blanc Tour de Mirambeau, millésimes 2008 et 2009, l’idée de déguster le 2010 devenait irrésistible. Contact est alors pris avec Thibault Despagne qui nous a reçu avec le même enthousiasme que la première fois, avec une passion du métier au moins égale et avec un sens du contact qui ne peut laisser indifférent l’amateur de vin souvent motivé par une rencontre avec un vigneron. Et si le titre parle de « deuxième » rencontre plutôt que de « seconde », c’est bien, d’une part, parce que les crus proposés par ce domaine sont suivis et seront régulièrement présentés dans le blog et, d’autre part, parce que notre vigneron du jour nous a invité à venir gouter, l’année prochaine, d’autres crus produits par l’entreprise familiale (Mont-Pérat).
Ces mêmes lecteurs trouveront que, décidemment, le vin nous conduit aux Despagne. Après Thibault en juillet 2011  (voir le compte-rendu ici), Nicolas en juillet 2012 (voir le compte-rendu ici), nous voici revenus chez Thibault. Ces deux vignerons portent le même nom de famille, mais connaissant une bonne partie de leur généalogie respective, ils n’identifient pas l’ancêtre les liant éventuellement. A ce jour, hormis l’homonymie, leur passion de la vigne, du vin et de la rive droite de Bordeaux, pas de lien connu entre eux. 

En premier lieu, quelques rappels sur l’entre-deux-mers. Il s’agit d’un territoire situé entre deux fleuves : la Dordogne et la Garonne. Ces derniers se rejoignent en leur nord-ouest pour former l’estuaire de la Gironde en se jetant dans l’océan Atlantique. Si l’« Entre-Deux-Mers » est devenu une appellation de vin blanc, ce territoire produit également des « Bordeaux » et des « Bordeaux Supérieur » en rouge ainsi que, en descendant vers le sud, des vins liquoreux sur les communes de Cadillac, de Loupiac et de Saint-Croix du Mont (les villages de Sauternes et de Barsac sont de l’autre côté de la Garonne).

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Le domaine visité aujourd’hui propose un rosé, deux vins blancs et trois vins rouges, sans trop jouer la carte de l’appellation pour préférer celle de la marque. Ce choix résonne avec le tempérament entrepreneurial de Thibault. Avant tout vigneron attaché à son terroir, il a le sens des affaires (ce sens concernant autant l’intelligibilité de son offre que la direction qu’il souhaite donner à celle-ci). Cette combinaison le conduit essentiellement sur les marchés étrangers, où les crus des domaines familiaux connaissent un beau succès (Mont-Pérat, Tour de Mirambeau, Girolate, Bel Air Perponcher, Rauzan Despagne, Lion Beaulieu). En conséquence, il est difficile de trouver les flacons du Château Tour de Mirambeau sur le marché français. Toutefois, la propriété livre désormais lorsque la commande est par multiple de 12 bouteilles. Certains cavistes ont évidemment repéré la qualité des crus et peuvent vendre à l’unité (par exemple les Etablissements Martin, à Saint-Emilion, avec les toujours bons conseils de monsieur Gaillard), ou plus évidemment …

Cette fibre entrepreneuriale est sans aucun doute sous contingence familiale, car le souhait de développement est partagé par le père, la soeur et le frère de Thibault. Dans le domaine de l’entrepreneuriat, sans croire à la thèse du génétiquement transmis pour lui préférer celle de l’accessibilité des schémas parentaux combinée à une éducation jouant évidemment un rôle, Jean-Louis Despagne (photo ci-dessous, prise sur le site web du domaine), le père de Thibault, a montré l’exemple. Il a vinifié un blanc que les marchés étrangers qu’il a démarchés (au départ : Angleterre, Irlande, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Suisse, …) ont rapidement apprécié. Exploitant 20 hectares au début de son aventure, la famille en détient aujourd’hui plus de 300.

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Depuis plus de 200 ans, la famille travaille dans la vigne. Les grands-parents vendaient le vin en vrac. Jean-Louis met le vin en bouteille à partir de 1985. Après le développement du Château Tour de Mirambeau, la famille a acheté le Château Bel Air Perponcher, une très belle propriété où habite la sœur de Thibault, puis ce qui est devenu Rauzan Despagne, en 1990, à Pompignac, ainsi que Château Mont-Perat en 1998, où habite Thibault. Ce dernier cru est apparu dans 3 tomes du célèbre Manga « Les Gouttes de Dieu ».

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Persuadée de la qualité et du potentiel de l’entre-deux-mers, la famille étend ses domaines au prix d’un sacré boulot. Si les bons terroirs sont recherchés, les matériaux (végétaux ou techniques) sont en général en mauvais état. En conséquence, si le prix d’achat est alors bas, l’investissement nécessaire est conséquent. Parfois, tout est refait. A la vigne, tout d’abord. L’équipe a été la première à avoir, dans l’entre-deux-mers, multiplié le nombre de pieds à l’hectare (1 mètre entre les rangs, 1 mètre entre les pieds) tout en diminuant le rendement par pied (à l’instar de l’approche médocaine). Parfois, tout peut être arraché pour replanter avec une densité accrue sur des porte-greffes choisis en fonction de l’analyse des sols alors effectuée. L’équation est juste et l’équilibre fragile, notamment durant les périodes où les banquiers sont frileux. En effet, dans l’entre-deux-mers, le Bordeaux et le Bordeaux supérieur, il est difficile de monter les prix lorsqu’on s’adresse à une clientèle fidèle qu’il faut respecter avec des augmentations très modérée et qu’il faut soigner en apportant une belle qualité de vin tout en progressant pour ne jamais décevoir. Dans la mesure où il ne s’agit pas de faire « pisser » la vigne, puisque le choix du domaine est d’avoir peu de grappes par pied, le savoir-faire de l’équipe est alors sollicité lors des années difficiles, comme en 2012 où la vigne s’est assez largement faite agressée. Bref, il faut tenir les prix et la qualité dans des vignes ayant appelé de forts investissements et nécessitant des soins méticuleux avec une agriculture devant rester raisonnée.

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Lorsqu’il parle de la terre, on sent Thibault Despagne en symbiose avec une vigne respectée, bien qu’adaptée pour un projet certes pensé depuis longtemps, mais contrôlé pour aller vers un objectif qualitatif poussé toujours plus loin. Ce n’est pas faute d’avoir quelques belles réussites que peut, à l’occasion, envier la proche saint-emilionnaise (une dizaine de km à vol d’oiseau). Certains se satisferaient bien légitimement de ces succès. Notre vigneron, lui, pense qu’il est possible de progresser encore en viticulture et en viniculture. Au regard de la maîtrise à laquelle l’équipe est parvenue, il n’est pas déraisonnable de penser que la démarche est exagérée. Et pourtant, de nombreux cas d’entrepreneurs montrent que le souhait de progression reste continuellement présent. Ce n’est pas de l’insatisfaction, il s’agit plutôt d’une irrésistible attractivité vers l’initiative. La caractéristique de l’entrepreneur est d’impulser, action par essence persistante. Thibault est un vigneron entrepreneur. A ce titre, son témoigange est très intéressant. Peut-être faudrait-il, s’il n’existe pas, créer un club des jeunes vignerons-entrepreneurs.

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La famille est accompagnée par une cinquantaine de salariés (pour toutes les propriétés ; photo ci-dessus, prise sur le site Web du domaine) pour lesquels Thibault a toujours un mot. Lors de cette deuxième visite il leur a, à nouveau, rendu hommage. S’y ajoutent des saisonniers lors des périodes de fortes activités.
Il n’oublie jamais de citer son père, admiré, qui a relevé le pari de faire un blanc de qualité dans cet entre-deux-mers à une époque où le vin de Bordeaux blanc était peu prisé. Il est prudent de prévenir le lecteur de cet article : il doit se préparer à l’idée qu’à la première dégustation des deux blancs du domaine (La Réserve, le Grand vin), l’addiction le guette … (cette formule un peu provocante doit être suivie d’un message : consommer avec modération en choississant le bon, en condamnant le mauvais et en ignorant l’inutile).

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les vignes du Girolate

Les marchés investis par les crus du Château Tour de Mirambeau sont étrangers (98% de la production y sont écoulés), avec une belle percée en Asie, principalement au Japon où la fidélité des clients de ce marché mature en matière de vin témoigne de la qualité des crus consommés. La Corée est également sérieusement investie, ainsi que Hong-Kong (mais pas la Chine). Thibault passe quelques mois de l’année à l’étranger. Mais il revient dès que possible dans l’entre-deux-mers qu’il consacre « plus belle région du monde » (et c’est vrai que c’est bien joli, ce que j’avais relevé dans l’article de l’année dernière, je réitère ici sans réserve). Il nous livre quelques éléments de son agenda, pour lequel il vaut mieux avoir une sacrée santé. Celle-ci est entretenue, entre autres, grâce au surf. S’il est en France, vous ne lui ferez pas manquer un Mascaret (photo ci-dessous, prise sur le site Web du Domaine), un prétexte aussi pour une belle soirée avec les copains invités pour l’occasion.

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Aujourd’hui, nous sommes au milieu des merlots du Girolate, le vin rouge haut de gamme du Château Tour de Mirambeau. Ses vignes sont plantées dans une argile de surface riche couvrant un calcaire dans lequel elles plongent ensuite pour apporter au raisin à la fois du corps et de l’élégance. La vigne est taillée à cot, plantée bas (le premier fil est à 27 centimètres), 4 bras sont laissés au cep. L’effeuillage est pratiqué côté levant pour ne pas bruler le raisin.

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Thibault nous confesse ses ambitions pour ce cru et la stratégie à laquelle il pense pour s’en donner les moyens, par exemple en matière de viniculture (assemblage etc.).

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A l’arrivée au chai du Girolate, l’extérieur montre un coteau vu l’année dernière et aujourd’hui défriché, sur lequel il est prévu de prochainement planter. Ce chai est à côté d’un ancien moulin du 17ème. L’endroit est très joli et l’idée est d’en faire un site d’accueil de visiteurs d’ici quelques années. L’entrée dans le chai est, comment dire, fraiche … Une puissante climatisation régule en effet la température du bâtiment.

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L’exploitation a, en 2001, pratiqué la fermentation en barrique, avec rotation de celle-ci pour mettre en contact le jus et la matière. De nombreux châteaux ont adopté cette technique aujourd’hui. En conséquence, pas de pompe, pas de cuve dans ce chai. Thibault nous explique alors le processus de vinification tel qu’ici déployé. Si nous sommes au milieu des barriques de Girolate, un rouge, Thibault nous parle également de la vinification des blancs, par exemple du choix de les mettre directement dans les barriques où se fera la fermentation, plutôt qu’un passage préalable en cuve. Ainsi, l’échange avec le bois serait plus doux et révèlerait des vins plus complexes, comme si le bois respectait mieux le vin grâce à cette rencontre précoce.

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En salle de dégustation, Thibault Despagne nous a préparé une très belle série : le rosé, deux rouges (La Réserve et le Grand Vin) et quatre blancs (la réserve et une petite verticale sur le grand vin blanc ; 2008, 2009 et 2010). Tous les amateurs ne seront peut-être pas ainsi choyés, nos mines réjouies trahissent notre intention de profiter de cette générosité.

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Comme habituellement, il ne faut pas attendre de ce compte-rendu de visite une fiche de dégustation mais plutôt une première impression.

Nous commençons avec le rosé 2011. Il est produit avec le raisin de Cabernet Sauvignon, par pressurage (avec le 2eme et le 3eme jus, le premier étant trop léger et le 4eme trop tannique). L’objectif est de faire un vin frais, pas trop alcoolique (12 degrés), avec une bonne acidité mais aussi un peu de gras et de rondeur apportés par un ajout de merlot. Il est atteint. Les arômes sont plaisants, un beau fruité, ce n’est pas surfait. C’est très bon et ce rosé a étonné les membres du groupe, jusqu’à entendre un ami, peu fan de ce type de vin dire : « c’est à vous réconcilier avec les rosés ! ». Un nœud est fait au mouchoir, à dénouer en début d’été prochain (ou dès le printemps…).

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Le deuxième vin dégusté est le vin Blanc, cuvée La Réserve, 2011. C’est le vin qu’a porté Jean-Louis et qui a révélé l’entreprise. L’assemblage est Sauvignon, Sémillon et une part de muscadelle (elle apporte une note florale se signalant avec le temps). A nouveau, le taux d’alcool est volontairement modéré : 12,5 degrés. La construction de ce vin lui offre un emploi très éclectique et son apparente simplicité (apparente car une fois dans le verre il révèle peu à peu des arômes très plaisants) laisse vite la place à la gourmandise. Facile, bon et 8 euros ! Je confesse ici être plus enthousiaste sur ce 2011 que sur le 2010 l’année dernière, sans doute parce qu’un peu plus gras et j’apprécie (apport du Sémillon), mais aussi la pointe de muscadelle qui commence à signaler avantageusement sa présence. C’est un très bon rapport qualité prix. Récemment, j’ai gouté un Madlys 2010 du château Sainte-Marie, très bon. Il faudrait organiser un petit match à l’aveugle contre La Réserve du Tour de Mirambeau, sur lequel je mettrais ma mise (évidemment les résultat d’un tel match ne serait pas publiés, pas de perdant lorsque le travail est de qualité).

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Thibault nous propose à présent la petite verticale sur le Grand Vin Blanc : 2008, 2009 et 2010. Autant dire que je suis aux anges. C’est une belle surprise et avant même la dégustation, c’est déjà un petit moment de bonheur à prendre. Il faut maintenant voir si le plaisir va se poursuivre en goutant. Peu de risque d’être déçu avec le 2008. Dans ma précédente fiche de dégustation  (ici), j’avais mis 4,5/5 en plaisir pur et 4,5 rapporté au prix de 13,75 euros à l’époque (bref, un 18/20). Quant au 2009, je l’ai proposé dans un match, il y a quelques semaines, contre un autre blanc réputé de la même gamme de prix et à qui il avait mis une claque ; il y avait eu unanimité des convives (par respect pour le travail de cet autre cru, j’ai évidemment renoncé à publier ce match sur le blog). Par contre, mon attente est forte pour le 2010, et j’ai une fâcheuse tendance à être plus sévère lorsque je connais un cru et que je découvre ses nouveaux millésimes.
Le 2010 est composé de 70% de Sauvignon, 25% de Semillon et 5% de Muscadelle. Les raisins sont cueillis plus tard que ceux de la cuvée La Réserve, mais pas trop pour garder une belle fraicheur au vin et éviter de verser dans des arômes exotiques. 40% de la production sont élevés en cuve, les 60% restant en barriques bourguignonnes (1/3 neuves, 1/3 d’un an, 1/3 de deux ans). Ce 2010 est en bouteille depuis peu (mars). Il n’est pas encore installé, l’assemblage n’ayant pas assez profité du temps pour révéler sa complexité. Sur les millésimes précédents, j’avais d’ailleurs, d’une part, plus apprécié les bouteilles gardées (c’est certes difficile, mais il suffit de commander un peu plus) et, d’autre part, remarqué que le carafage apportait. L’épreuve est donc rude pour ce nouveau millésime dont j’attends beaucoup.

Alors, après le 2008 et le 2009 … selon certes toute ma subjectivité d’amateur et ce que la mémoire me laisse comme traces du bonheur procuré par ses aïeuls, je le place au-dessus. Mieux maitrisé que le 2008, plus complexe que le 2009 (apport de la Muscadelle). Décidemment, je reste fan de ce cru. 15 euros la bouteille, c’est un superbe rapport qualité prix. Que donnera-t-il l’année prochaine, quand il sera prêt pour une fiche dégustation, et les années suivantes, car il va sans aucun doute encore grandir pour une petite décennie. Du bonheur ! Le vin n’est-il pas fait pour cette émotion ?

Le 2009, puis le 2008 confirment, à mon sens, que le 2010 est un petit cran au-dessus. Le 2009 (80% Sauvignon, 20% Semillon) a évolué par rapport à ma dernière dégustation. Je l’avais trouvé plus droit, plus net et plus précis que le 2008. Il le reste mais il se « lâche » un peu. Il semble avoir gagné peut-être en gras, en amplitude. Toujours très bon, je confirme qu’à table il bluffera les convives, sur de fins mets. Le 2008 reste identique, il souffre juste un peu d’être passé derrière le 2010 que je trouve très réussi (quoique je pensais la même chose du 2008). L’année dernière, l’article disait : « S’agissant du 2008, plus qu’auparavant j’ai envie de le boire à l’apéro avec quelques tapas. Il bluffe un peu, mais il le fait si bien. Une bouteille est toujours au frais, prête, on ne sait jamais… ». Cela reste vrai à une exception près, je n’en ai plus… Et la propriété n’a plus de stock.

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Bien qu’annoncée pour une dégustation des blancs, Thibault a la gentillesse de poursuivre l’escapadoenophile avec les rouges (flacons ci-dessus), en commençant pour ceux-ci avec la Réserve 2010, essentiellement composé de Merlot et peu de barrique. C’est agréable, de la rondeur. Le nez annonce un fruité retrouvé en bouche. Une belle bouteille à 9 euros. La cuvée passion est davantage travaillée. Le nez l’annonce, la bouche confirme. A l’évidence, c’est la carte du fruit qui est joué, elle est gagnée. C’est très gourmand et c’est disponible à la dégustation aujourd’hui (le vin a été mis en bouteille en septembre 2011). La matière promet néanmoins une garde. De la mâche et une belle structure pour un vin rond. Ce vin sort à 19 euros de la propriété. C’est facile à boire et bien « galbé ». Je vais repartir avec une bonne impression de ces rouges auxquels les blancs volent, il faut le dire, la vedette. Beau travail en rouge, travail exceptionnel en blanc. Il reste à gouter le Girolate avec la petite troupe, prochainement.

Thibault Despagne nous a offert un beau moment. Un type avec qui on ne s’ennuie pas, qui meuble l’espace et le temps d’une empathique passion. Ce doit aussi être une des clés du succès du domaine : cette capacité à ressentir les émotions procurées par ses vins pour ensuite les travailler et nous renvoyer cette passion. Cela participe sans doute à mon sentiment, voire à ma revendication, que les vins blancs du Château Tour de Mirambeau sont des incontournables d’une cave bien pensée,  en prévision d’une table bien garnie. Ha, que la vie est belle !

Merci Thibault, pour cette matinée, pour cette verticale placée au milieu d’une dégustation généreuse, pour le Girolate à déguster avec la petite équipe prochainement, pour cet échange où la langue de bois est bannie, mais surtout : merci à toute l’équipe de nous concevoir ces vins.

Coordonnées :

Despagne SAS
Le Touyre
33420 Naujan et Postiac
05 57 84 55 08
à 15 km au sud de Saint-Emilion,
à 50 km à l’est de Bordeaux

site   http://www.despagne.fr/en/our-wines/mirambeau.html

Voici quelques copies d’écran pour vous rendre au Château Tour de Mirambeau

Photo 1, en arrivant de Bordeaux, vous laissez la mairie sur votre droite
Photo 2, puis l’église sur votre gauche
Photo 3, vous sortez du village de Naujan et Postiac (petit problème sur la photo concernant le nom du village)
Photo 4, à l’intersection qui suit (il me semble), prendre à Droite (ne pas suivre la flèche de la photo d’écran de l’Ipad qui indique tout droit…)
Photo 5, c’est donc cette petite route que vous empruntez, en haut prendre à Droite et vous êtes sur la propriété

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Le tarif propriété septembre 2012 ici -> tarif mirambeau 2012

 

 

 

 

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