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Dégustation sur le thème Loire, val de Loire

24 décembre 2016

Force est de constater que, pour cette séance dégustation du 17 décembre 2016, nous avons été peu studieux, la convivialité a vite pris le pas sur la « sacralité » du moment. La convivialité pointe évidemment, et heureusement, toujours son nez, mais se manifeste de façon plus ostentatoire généralement avec le repas qui suit le recueillement … Si j’exagère sur l’attitude religieuse qui n’est jamais de mise, il faut toutefois remarquer que dès l’annonce du thème le propos était moins précis : Loire, Val de Loire, … Le jour de la rencontre, c’est vite parti en vrille, les fêtes de fin d’année arrivant aidant …
Bref, voici ci-dessous la série dégustée (la photo aurait du être prise avant que nous ne souillions la table).

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Puisque la dégustation fut moins studieuse, la prise de notes a été limitée. Dans ce bref compte-rendu, je commence donc par les 3 vins qui sortent du lot, un 4ème m’ayant paru intéressant et à gouter à nouveau prochainement. Ceci dit, un seul vin a été décevant, et si le propos n’est pas plus complet c’est uniquement parce que les escapadoenologues étaient dissipés (je n’y ai pas résisté).

Sur la première marche du podium : Sancerre « Nascentia » d’Alban Roblin dans le millésime 2010.

alban roblin sancerre 2010
Il ne s’est pas révélé d’emblée (les blancs ont été servis un peu trop frais et ont gagné beaucoup à se réchauffer, lors du repas ils étaient parfaits). Mais lorsqu’il a atteint peut-être 12 degrés, voire un peu plus, il était très bien. La robe est jaune, plutôt pâle, limpide. Le nez est discret au départ puis marqué, sur les fruits blancs, avec quelques notes florales, voire un très léger buis (non persistant). En bouche, l’apparente droiture du vin est immédiatement accompagnée d’une certaine ampleur, avec une belle matière, ni trop sèche ni trop grasse, avec une fin sur le caillou et les agrumes (sans excès, juste parfait). Une belle longueur. J’ai beaucoup aimé. Il réjouira les dégustateurs. Un vin de repas. Je n’ai pas le prix, il s’agissait d’un cadeau fait à l’escapadoenologue l’ayant apporté.

Vouvray Pinon

Sur la deuxième marche du podium, un demi-sec dont on n’aurait pas senti le sucre s’il n’avait pas été placé à côté des autres blancs (il a été bu après eux). Les Trois Argiles de François Pinon, un Vouvray de 2015. La robe est jaune paille. Le vin est au départ droit, mais gagne en ampleur, grâce à un beau raisin de Chenin mur. Finale correcte, combinant amertume et douceur (mais le sucre est très discret). Très joli vin. 13,95 sur le site vin étonnant.

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La Moussière d’Alphonse Mellot, Sancerre, a été plus facile d’accès que le Roblin lorsqu’il était frais, mais il a également gagné à se réchauffer (il s’est toutefois alors fait doubler par le Roblin). Ce millésime 2015 est de belle facture et me réconcilie avec cette cuvée qui, je le confesse, m’a plusieurs fois déçu. Ce 2015 peut entrer en cave, il procurera du plaisir dès l’apéritif. On le trouve autour de 16-17 euros.

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Au pied du podium, je place un vin rouge dont l’appellation m’était inconnue : Domaine de la Renaude, de Patricia et Bruno Denis, un « Touraine Chenonceaux » (2014). S’il comporte une part de Cabernet Franc, ce vin a la particularité d’être majoritairement composé de Côt (Malbec). Le vin est fin et élégant, la fraicheur des climats ligériens se reflétant dans ce vin qui mérite certes encore une garde, mais dès aujourd’hui plaisant sous réserve de le carafer un long moment (je l’ai gouté à nouveau le soir, il avait beaucoup gagné). Autour de 12 euros à La Vignery.